Des chercheurs de l’Université de Genève ont découvert que des neurones mal positionnés dans le cerveau peuvent continuer à fonctionner normalement, remettant en question les conceptions traditionnelles sur l’organisation cérébrale. Cette étude, publiée dans Nature Neuroscience, montre que même lorsque des neurones se trouvent au mauvais endroit, ils peuvent former des circuits similaires à ceux du cortex cérébral normal et maintenir des connexions fonctionnelles avec le reste du cerveau. Les chercheurs ont étudié des souris présentant des hétérotopies, une condition où des neurones « égarés » forment une masse sous le cortex, et ont observé que ces neurones pouvaient remplacer la fonction du cortex normal.
Lors d’expériences où le cortex normal des souris était désactivé, les neurones mal placés ont pris le relais, permettant aux souris de continuer à accomplir des tâches sensorielles complexes. Cette découverte suggère que le cerveau possède une capacité d’adaptation insoupçonnée, où des neurones peuvent fonctionner efficacement même dans un contexte architectural anormal. Les implications de cette recherche sont significatives pour la médecine régénérative, car elle suggère que des greffes neuronales ou des organoïdes cérébraux pourraient ne pas nécessiter une reproduction parfaite de la structure cérébrale naturelle pour être fonctionnels. Les chercheurs prévoient d’explorer si cette capacité d’adaptation des neurones mal placés est spécifique aux hétérotopies ou si elle s’applique également à d’autres troubles du neurodéveloppement.
Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/des-neurones-egares-revelent-ladaptabilite-de-notre-cerveau












