Une équipe de l’Université de Genève menée par le prof. Tobias Brosch a développé un modèle utilisant l’intelligence artificielle pour prédire le soutien du public aux politiques de transition énergétique. Ce modèle, fondé sur douze facteurs clés, met en évidence que les émotions jouent un rôle plus déterminant que la compréhension rationnelle des enjeux. Les chercheurs ont identifié quatre catégories de facteurs influençant le soutien : les réponses affectives, les croyances relatives aux impacts des politiques, les perceptions d’équité, et les normes sociales. Ces travaux, publiés dans Nature Energy, visent à fournir aux décideurs des outils pour améliorer la communication et l’acceptation des politiques de décarbonation.
Le modèle a été testé lors du référendum suisse du 9 juin 2024 sur la modification de la loi fédérale sur l’approvisionnement en électricité, où il a prédit avec une précision de 87 % le résultat du vote. Les chercheurs ont sondé plus de 700 citoyens en ligne, en utilisant des assertions liées aux prédicteurs identifiés. Le modèle a également été testé dans six pays européens pour évaluer son efficacité sur diverses mesures d’atténuation du changement climatique. Les résultats suggèrent que la communication transparente sur les bénéfices sociétaux est essentielle pour accélérer la transition énergétique, et que les politiques publiques doivent être conçues en tenant compte des préoccupations émotionnelles des citoyens.
Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/transition-energetique-les-emotions-dictent-le-soutien-du-public










