Une équipe de l’Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève a découvert un rôle inattendu du cervelet dans la modulation des symptômes négatifs de la schizophrénie, tels que l’apathie, le retrait social et la perte de motivation. Ces symptômes, qui sont parmi les plus invalidants et difficiles à traiter, sont liés à des anomalies du système de récompense cérébral, notamment une suractivation de l’aire tegmentale ventrale (ATV) productrice de dopamine. L’étude révèle que le cervelet, traditionnellement associé à des fonctions motrices, joue également un rôle crucial dans la régulation émotionnelle et cognitive, influençant ainsi le système de récompense.
L’étude a suivi 146 patients sur une période de 3 à 9 mois et a utilisé une cohorte indépendante pour validation. Les chercheurs ont observé que le cervelet interagit avec l’ATV, et une régulation renforcée de cette interaction est associée à une atténuation des symptômes négatifs. Cette découverte ouvre la voie à des approches thérapeutiques non invasives, telles que la stimulation magnétique transcrânienne, qui pourrait cibler le cervelet pour moduler son influence sur l’ATV. Un essai clinique randomisé est en cours pour évaluer l’efficacité de cette méthode.
Les implications de cette recherche sont significatives, car elles offrent une nouvelle perspective sur le traitement des symptômes négatifs de la schizophrénie, qui n’ont actuellement pas de traitement efficace. En ciblant le cervelet, qui est plus accessible que l’ATV, les interventions pourraient être moins invasives et plus facilement appliquées. Les résultats de ces recherches pourraient transformer les approches thérapeutiques actuelles et améliorer considérablement la qualité de vie des personnes atteintes de schizophrénie.
Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/schizophrenie-le-role-inattendu-du-cervelet












