Les revues scientifiques prédatrices, qui publient des articles contre rémunération sans analyse de qualité appropriée, ont été actives pendant la pandémie de COVID-19, diffusant des recherches frauduleuses ou incohérentes. Un incident notable concerne deux étudiants en doctorat qui ont dénoncé les pratiques de l’Asian Journal of Medicine and Health en soumettant un article délibérément absurde, qui a été publié après paiement d’une redevance. Le titre de l’article, « SARS-CoV-2 was Unexpectedly Deadlier than Push-Scooters : L’hydroxychloroquine pourrait-elle être la solution unique ? » et l’utilisation de noms d’auteurs fictifs ont mis en évidence l’absence d’examen minutieux de la part de la revue. Cette revue était déjà controversée en France pour avoir publié une étude préconisant l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine pour le traitement du COVID-19, en dépit d’une analyse défectueuse et d’un manque de preuves.
L’exposition des pratiques de la revue visait à attirer l’attention sur la question des revues prédatrices et leur impact sur la perception de la recherche scientifique par le public. Les revues prédatrices peuvent induire les non-experts en erreur et les amener à croire en la validité d’études douteuses, ce qui peut être préjudiciable. La prolifération de ces revues pendant la pandémie est préoccupante, car elles pourraient exploiter l’essor de la recherche sur le COVID-19. Des organisations telles que Cabell International surveillent ces revues, notant que nombre d’entre elles utilisent de faux ISSN et revendiquent de fausses affiliations. La persistance de ces revues prédatrices souligne la nécessité de faire preuve de vigilance pour distinguer les recherches scientifiques crédibles des résultats fabriqués de toutes pièces.
Source :
https://revistapesquisa.fapesp.br/en/the-threat-of-predatory-journals-in-the-midst-of-a-pandemic/












