Un nouvel article examine les différences entre le modèle théorique de l’Homo Oeconomicus et le comportement décisionnel réel de l’Homo Sapiens, en soulignant le rôle de la rationalité et de l’adaptabilité dans les décisions humaines. Kerstin Preuschoff, de l’Université de Genève, explique que si le modèle de l’Homo Oeconomicus suppose une prise de décision rationnelle visant à maximiser l’utilité individuelle, l’Homo Sapiens est un être social dont les préférences peuvent changer et qui prend souvent en compte des facteurs autres que la valeur monétaire. La recherche comportementale empirique utilise des méthodes telles que les observations, les enquêtes et les mesures physiologiques pour comprendre la prise de décision, tandis que la neurofinance explore l’activité cérébrale pendant les décisions financières à l’aide d’outils tels que l’IRM fonctionnelle. Cette recherche révèle que certaines zones du cerveau réagissent aux récompenses, aux pertes et au risque, mettant en évidence l’interaction complexe entre l’émotion et la rationalité dans la prise de décision.
Alexander Raviol, de Lupus alpha, aborde le concept de prime de risque de volatilité sur les marchés financiers, notant que la volatilité attendue dépasse souvent la volatilité réalisée. Cet écart s’explique par le fait que les acteurs du marché ont tendance à surestimer la volatilité future, ce qui entraîne une prime de risque de volatilité positive. Les investisseurs sont prêts à payer une prime pour se couvrir contre la volatilité, ce qui peut être exploité en vendant des options et en assumant le risque de volatilité des autres. Les données historiques montrent que la volonté de payer pour se protéger contre la volatilité augmente après des événements importants sur le marché, tels que l’éclatement de la bulle Internet, la crise financière mondiale et la pandémie de COVID-19. Ce comportement reflète une tendance plus générale à surestimer le risque à la suite d’événements défavorables, ce qui offre des possibilités de positionnement financier stratégique.
Source :
https://www.dasinvestment.com/kerstin-preuschoff-alexander-raviol-volatilitaet-gespraech/?viewall












