La Maison Blanche relance la science de référence
Le Bureau de la science et de la technologie de la Maison Blanche a demandé lundi aux agences fédérales de mettre en œuvre les principes de la science de référence afin de dépolitiser la science et de restaurer la confiance du public, a appris Fox News Digital.
Directive présidentielle et relance du « Gold Standard »
Le directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique, Michael Kratsios, a envoyé des directives intégrant le décret de Donald Trump sur « la restauration de la science de référence (Gold Standard Science) ».
En mai, le président Trump a signé un décret visant à rétablir la « Gold Standard Science » comme fondement de la recherche scientifique fédérale. Selon le décret, cette science doit être « reproductible, transparente et falsifiable », soumise à un examen impartial, consciente des incertitudes, interdisciplinaire et sans conflits d’intérêts.
Un engagement pour l’intégrité scientifique
Le décret entend transformer la gestion de la recherche scientifique, de sa conception à sa communication, afin de restaurer la confiance du public et affirmer le leadership scientifique des États-Unis.
Kratsios rappelle que les universités, les revues scientifiques, l’industrie et les fondations ont aussi un rôle à jouer, et que ce modèle pourrait servir à l’ensemble du monde scientifique.
Les 9 principes fondamentaux
Le mémo identifie neuf piliers pour garantir une science crédible : reproductibilité, transparence, communication des erreurs, interdisciplinarité, scepticisme, falsifiabilité, revue par les pairs, reconnaissance des résultats négatifs, et absence de conflits d’intérêts.
Éviter les conflits d’intérêts
Kratsios insiste : la recherche doit être menée sans influences externes qui pourraient fausser les résultats. Cela implique la divulgation complète des affiliations, financements et relations, avec une supervision éthique stricte.
Les agences doivent mettre en place des procédures claires pour identifier et gérer les biais, exiger des déclarations normalisées et adopter des mécanismes de contrôle indépendant.
Mise en œuvre et échéance
Les agences fédérales ont 60 jours pour fournir un plan de mise en œuvre de cette nouvelle politique, avec formations internes et recours possible à l’intelligence artificielle.
Une réponse à une crise de confiance
Selon un haut responsable, la décision vise à répondre à une baisse de la qualité de la recherche biomédicale et à des scandales de fraude scientifique. Il pointe aussi du doigt l’impact des politiques liées au COVID-19 sur la confiance publique.
Le cas Fauci et les critiques politiques
Le Dr. Anthony Fauci a été critiqué pour son manque de clarté pendant la crise, ce qui a nourri la méfiance envers les autorités sanitaires, notamment chez une partie de la droite américaine.
Le décret cite également les interférences politiques dans les directives de réouverture des écoles, soulignant que les preuves scientifiques ont été parfois reléguées au second plan.
Vers un nouvel âge d’or scientifique ?
En avril, Kratsios affirmait que les États-Unis vivaient un « âge d’or », rendu possible par des avancées scientifiques et technologiques majeures. Le décret s’inscrit dans cette vision de renouveau par la rigueur.












