Une caractéristique distinctive du cerveau humain est sa capacité à apprendre et à s’adapter à un environnement en constante évolution. Quels sont les facteurs qui favorisent cet apprentissage et la plasticité cérébrale ? Certaines parties de notre système nerveux sont-elles plus plastiques que d’autres, rendant certaines compétences plus faciles à acquérir ? Les réponses à ces questions sont essentielles pour la science fondamentale, l’éducation, la rééducation clinique et le vieillissement.
Pour y répondre, mon laboratoire utilise une approche multidisciplinaire (comportement, imagerie cérébrale, suivi oculaire, statistiques vitales) afin d’étudier comment les individus apprennent et s’adaptent aux changements dans leur expérience, qu’ils soient induits par la nature (surdité) ou par l’entraînement (jeux vidéo). Nos travaux et ceux d’autres chercheurs dans ce domaine soulignent que, bien que possibles, l’apprentissage et la plasticité cérébrale ont tendance à être très spécifiques. Il serait avantageux de surmonter cette spécificité. Nos recherches se concentrent sur la caractérisation des facteurs qui peuvent contribuer à une plus grande plasticité et à un transfert plus large de l’apprentissage, ainsi que sur la compréhension des mécanismes par lesquels ils agissent.









