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Traumatismes crâniens à Genève : la géographie du risque

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Une étude récente menée à Genève a révélé que les traumatismes crâniens ne sont pas répartis de manière homogène dans la région. Menée par Anabelle Ayma et Quitterie Legrand de l’EPFL, en collaboration avec le NeuroCentre des HUG dirigé par le prof. Karl Schaller, cette étude a analysé 1 071 cas de TCC ayant nécessité une hospitalisation entre 2012 et 2024. L’étude visait à identifier les schémas spatiaux et temporels des TCC et à comprendre comment les facteurs cliniques, démographiques et socio-économiques interagissent. Les résultats ont mis en évidence que les TCC ont tendance à se concentrer dans des zones et à des moments spécifiques, avec des profils de risque différents pour les personnes âgées et les adultes en âge de travailler.

La recherche a permis d’identifier quatre clusters spatiaux significatifs de traumatismes crâniens. Chez les personnes âgées de 60 ans et plus, les traumatismes étaient concentrés dans le centre de Genève et à Dardagny, des zones présentant une forte proportion de personnes âgées et d’établissements médico-sociaux. En revanche, chez les adultes âgés de 18 à 59 ans, les clusters se situaient principalement à l’ouest et au sud du canton. Les tendances temporelles variaient également selon l’âge : les hospitalisations des personnes âgées atteignaient leur pic en automne et en début de semaine, tandis que celles des adultes en âge de travailler présentaient une répartition plus uniforme tout au long de la semaine. L’étude a également identifié dix profils de patients distincts, ce qui suggère que l’issue d’un traumatisme crânien est influencée par l’interaction entre les caractéristiques de la blessure, l’âge, les conditions sociales et le cadre de vie.

Cette étude souligne le potentiel des données hospitalières de routine pour mettre en lumière la répartition spatiale et temporelle des risques de traumatisme crânien. En identifiant les zones et les périodes à forte incidence, ces travaux peuvent orienter les efforts de prévention, renforcer la sécurité des personnes âgées et éclairer une planification équitable en matière de santé publique. L’approche interdisciplinaire, alliant épidémiologie, neurosciences et neuropsychologie, ouvre de nouvelles perspectives en neurogéographie et en neuroépidémiologie, soulignant l’importance d’intégrer des données cliniques, spatiales et temporelles pour obtenir une vision globale de la santé.

Source :
https://www.hug.ch/actualite/neurocentre/traumatismes-craniens-geneve-geographie-risque

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adminediteurhttps://campus-neuro.ch
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