La science citoyenne est proposée comme une solution pour combler les lacunes dans la collecte de données démographiques et sanitaires, exacerbées par la réduction des grandes enquêtes mondiales telles que le programme DHS. Ce programme, qui soutient plus de 90 pays dans la collecte de statistiques sur la santé, est menacé par des coupes budgétaires américaines, compromettant le suivi des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Les experts de l’IIASA, des Nations Unies, et de l’Université de Genève soulignent l’importance d’intégrer la science citoyenne dans les systèmes de données officiels pour pallier ces déficits. Cette approche pourrait contribuer à 60 % des indicateurs des ODD, notamment pour l’ODD 3 sur la santé et le bien-être.
La science citoyenne, impliquant la collecte de données par des bénévoles et des communautés locales, est présentée comme une méthode économique et flexible pour renforcer les statistiques officielles. Elle permettrait de rendre les systèmes statistiques plus résilients et adaptatifs face aux contraintes budgétaires croissantes. L’Université de Genève joue un rôle clé dans cette initiative, en collaborant avec des partenaires internationaux pour promouvoir des projets de science citoyenne. Une feuille de route est proposée pour intégrer cette approche dans les systèmes statistiques, en abordant des défis tels que la qualité des données et le financement durable. Cette intégration vise à construire des systèmes de collecte de données plus inclusifs et durables à l’échelle mondiale.
Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/la-science-citoyenne-pour-combler-les-lacunes-statistiques











