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« L’IA, bonne servante, mauvaise maîtresse »

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L’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus intégrée dans la vie quotidienne, ce qui suscite des débats sur son adoption et sa réglementation. Un rapport du Centre d’IA de l’EPFL et de l’Université de Genève met en lumière les perceptions des citoyens suisses francophones et propose des recommandations émanant d’une assemblée citoyenne. Malgré l’utilisation généralisée d’outils d’IA tels que ChatGPT, les cyberattaques, les deepfakes et la confidentialité suscitent de vives inquiétudes. Le rapport souligne la nécessité de transparence et de réglementation, 70 % des personnes interrogées préconisant une surveillance stricte de la part des pouvoirs publics. L’assemblée citoyenne, composée d’un panel diversifié, a délibéré sur les impacts sociétaux de l’IA et a formulé 20 propositions pour guider sa gouvernance. Ces propositions se concentrent sur cinq domaines clés : le rôle de l’État, l’accès et l’éducation, l’impact sur le travail, la traçabilité et les pratiques responsables. Les recommandations comprennent la création d’un office fédéral pour l’IA, la sensibilisation du public aux risques liés à l’IA, la préparation aux transformations professionnelles et l’amélioration de la protection des données. Le rapport souligne l’importance de la participation des citoyens à l’élaboration de l’avenir de l’IA, suggérant que les systèmes d’IA ne doivent pas porter atteinte à l’autonomie individuelle. L’initiative vise à alimenter des débats plus larges et pourrait être étendue à l’ensemble de la Suisse afin d’intégrer les diverses perspectives régionales sur la gouvernance de l’IA.

Source :
https://actu.epfl.ch/news/ai-good-servant-bad-master/

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