Une équipe de l’Université de Genève (UNIGE) et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a analysé plus de 900 articles scientifiques pour explorer l’impact des infections virales sur les fonctions cognitives telles que la mémoire, l’attention et la concentration. Cette recherche a été motivée par l’émergence du SARS-CoV-2 et les séquelles cognitives persistantes observées après des infections virales, y compris le VIH, l’herpès et l’hépatite. L’objectif était d’adopter une approche transversale pour dépasser la vision fragmentée actuelle et mieux comprendre les liens entre le système immunitaire et les performances cognitives.
L’analyse a révélé que l’inflammation persistante, une réponse naturelle de l’organisme, pourrait être associée à des troubles cognitifs. Des niveaux élevés de monocytes activés et de cytokines pro-inflammatoires ont été corrélés à un déclin de la mémoire épisodique et de la vitesse de traitement de l’information. À l’inverse, certains marqueurs comme les lymphocytes T CD4+ activés et les cytokines anti-inflammatoires semblent associés à une meilleure préservation des capacités cognitives. Ces résultats soulignent l’importance de l’équilibre entre les signaux inflammatoires pour maintenir une stabilité cognitive. Cette recherche fournit une base solide pour de futures études et confirme les conclusions de projets cliniques sur le Covid long, visant à identifier les déficits neuropsychologiques post-infection.
Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/comment-les-virus-malmenent-notre-cerveau











