Une équipe de l’Université de Genève (UNIGE) a découvert que des altérations précoces du système glymphatique, responsable du nettoyage des déchets métaboliques du cerveau, pourraient augmenter la vulnérabilité à la psychose. Ce système utilise la circulation du liquide céphalorachidien pour éliminer les déchets et les molécules inflammatoires. Un dysfonctionnement de ce système pourrait favoriser l’inflammation et la toxicité neuronale, contribuant ainsi à l’apparition de symptômes psychotiques. L’étude s’est concentrée sur le syndrome de délétion 22q11.2, une condition génétique associée à un risque accru de développer des symptômes psychotiques, et a révélé que le système glymphatique était altéré dès l’enfance chez les personnes porteuses de cette délétion.
Les chercheurs ont analysé des données d’imagerie cérébrale de personnes atteintes de la délétion 22q11.2, comparées à des individus sains, pour estimer le fonctionnement du système glymphatique. Ils ont observé que l’efficacité de ce système n’augmentait pas normalement chez les personnes ayant développé des symptômes psychotiques. Un déséquilibre entre les neurotransmetteurs glutamate et GABA dans l’hippocampe a également été constaté, suggérant que l’excès d’excitation neuronale pourrait être toxique. Ces résultats indiquent qu’une fragilité du système glymphatique pourrait rendre le cerveau plus vulnérable aux psychoses, ouvrant la voie à des interventions précoces pour prévenir ou retarder l’apparition de ces troubles.
Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/un-cerveau-mal-nettoye-augmente-le-risque-de-psychose











