Des chercheurs de l’EPFL ont réussi à modéliser la dyslexie à l’aide de modèles d’IA avancés qui intègrent à la fois la vision et le traitement du langage. La dyslexie, un trouble d’apprentissage courant qui affecte la lecture, l’orthographe et l’écriture, touche jusqu’à 20 % de la population mondiale. Les méthodes traditionnelles d’étude de la dyslexie ont été limitées dans leur capacité à explorer les mécanismes sous-jacents des troubles de la lecture. L’équipe de l’EPFL a utilisé des modèles de vision et de langage de nouvelle génération pour simuler l’ensemble du processus, de la reconnaissance visuelle des mots à la compréhension du contexte. En identifiant et en manipulant les zones de la forme visuelle des mots dans le modèle d’IA, ils ont pu imiter les difficultés de lecture rencontrées par les personnes atteintes de dyslexie, tandis que le modèle conservait sa capacité à comprendre les images et le langage en général.
Cette recherche, présentée lors de la 2026 International Conference on Learning Representations, marque une avancée significative dans l’utilisation de l’IA pour étudier les troubles cérébraux. L’équipe a constaté que le modèle d’IA présentait des comportements similaires à ceux du cerveau humain lorsque des composants spécifiques étaient altérés, ce qui permet de mieux comprendre les mécanismes de la dyslexie. En outre, les chercheurs ont évalué la capacité du modèle à traiter des textes dans différentes polices de caractères et ont découvert qu’il était plus performant avec des polices conçues pour les personnes dyslexiques. Cette étude offre non seulement une nouvelle approche pour comprendre la dyslexie, mais établit également un cadre informatique qui pourrait être appliqué à d’autres troubles cérébraux, tels que les hallucinations visuelles liées à la maladie de Parkinson et à la dépression. Les résultats suggèrent que les cerveaux numériques basés sur l’IA pourraient devenir des outils précieux pour l’étude et le traitement des maladies neurologiques.
Source :
https://actu.epfl.ch/news/epfl-researchers-successfully-mimic-dyslexia-in-an/










