La méthylation de l’ADN est un biomarqueur essentiel dans le domaine du cancer et du développement, mais sa cartographie à l’échelle du génome est à la fois coûteuse et lente. Le séquençage au bisulfite est la référence en la matière, mais il détruit la majeure partie de l’ADN et nécessite un séquençage approfondi (et coûteux).
Une nouvelle méthode publiée dans Nature Communications, CmeCUT&Tag, mise au point par le laboratoire de la professeure Fides Zenk de l’EPFL Brain Mind Institute, change la donne. En fusionnant un domaine de liaison à la méthylation à la transposase Tn5, cette méthode cible et marque uniquement l’ADN méthylé, réduisant ainsi la profondeur et le coût du séquençage.
Elle fonctionne sur des échantillons de faible volume, y compris des biopsies tumorales, et peut, si nécessaire, fournir une résolution à la base près. La technique a été validée sur des cellules souches, des organoïdes, des embryons de poisson-zèbre et des tumeurs humaines, avec des résultats comparables à ceux du séquençage au bisulfite et permettant de classer avec succès les sous-types de tumeurs cérébrales.
Source :
https://www.nature.com/articles/s41467-026-73325-4#Ack1










