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Stimuler le cerveau en profondeur sans chirurgie

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Une étude menée par le groupe du prof. Valerio Zerbi de l’Université de Genève, en collaboration avec l’ETH Zurich, a amélioré la précision d’une technique de stimulation cérébrale non invasive, appelée stimulation par interférence temporelle (TIS). Cette avancée représente une étape importante pour traiter des troubles neurologiques et psychiatriques. La stimulation cérébrale est utilisée pour corriger l’activité électrique anormale dans les circuits neuronaux, ce qui est crucial pour des maladies comme la maladie de Parkinson et la dépression. Les techniques actuelles de stimulation transcrânienne ne ciblent que les régions superficielles du cortex, tandis que la stimulation cérébrale profonde nécessite une chirurgie invasive. La TIS, en revanche, offre une alternative prometteuse en permettant de cibler des régions profondes sans chirurgie.

La TIS fonctionne en utilisant l’interférence entre deux champs électriques de haute fréquence appliqués depuis le cuir chevelu, créant un signal auquel les neurones peuvent répondre. L’équipe de recherche a combiné l’électrophysiologie, l’imagerie calcique et l’IRM fonctionnelle pour évaluer les effets de la TIS sur le cortex préfrontal médian chez la souris. Les résultats ont montré que la TIS module l’activité neuronale dans la région ciblée, mais provoque également des activations non désirées dans d’autres circuits. Pour améliorer la précision, les chercheurs ont ajouté une troisième paire d’électrodes pour produire un champ électrique d’annulation, neutralisant les effets dans les régions non ciblées sans diminuer l’effet dans la zone d’intérêt.

Cette avancée pourrait devenir essentielle pour cibler de petites structures profondes impliquées dans des troubles psychiatriques et neurologiques. Bien que la TIS ne soit pas encore un substitut direct à la stimulation cérébrale profonde, elle renforce considérablement son potentiel clinique. À terme, cette approche pourrait compléter les thérapies existantes, offrant un outil non invasif plus précis et complémentaire. Comprendre et limiter les effets hors cible de la TIS était une étape indispensable avant d’envisager des applications cliniques plus larges.

Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/stimuler-le-cerveau-en-profondeur-sans-chirurgie

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