La neuroscientifique Silvia Marchesotti a obtenu un prestigieux financement du Fonds National Suisse pour sa recherche visant à décoder le langage interne des patients incapables de s’exprimer, en utilisant une interface cerveau-machine. Les troubles du langage, tels que l’aphasie, résultent souvent d’accidents vasculaires cérébraux et peuvent affecter la capacité à parler, lire, écrire ou comprendre. Marchesotti se concentre sur l’analyse des signaux neurophysiologiques émis par le cerveau lors de l’imagination du langage, dans le but d’aider les patients à retrouver leurs capacités de communication.
Pour mener à bien son projet, Marchesotti utilise des électroencéphalogrammes (EEG) et des enregistrements intracrâniens de patients épileptiques, analysés par un logiciel d’interface cerveau-machine. Ce logiciel pourrait devenir un outil de réhabilitation pour les logopédistes. À terme, elle espère développer un instrument capable de décoder la parole imaginée en temps réel. Sa recherche, financée à hauteur de plus de 1,5 million de francs, est menée en collaboration avec plusieurs institutions, dont les Hôpitaux universitaires de Genève et l’Institut de l’Audition à Paris.











