Une étude menée par les groupes des professeurs Edouard Gentaz, Camille Piguet et David Sander de l’Université de Genève, en collaboration avec UniDistance Suisse, l’Université de Fribourg et les Hôpitaux universitaires de Genève, a exploré l’impact de l’improvisation théâtrale, de la méditation pleine conscience et des jeux de société axés sur les émotions sur la santé mentale des adolescents. Ces activités ont été intégrées dans le cadre scolaire pour évaluer leur potentiel à stabiliser ou améliorer la santé mentale des élèves, en particulier ceux souffrant d’anxiété. L’étude a été réalisée auprès de 300 élèves âgés de 15 ans et plus dans trois établissements genevois, avec des séances hebdomadaires de 90 minutes sur une période de neuf semaines. Un groupe témoin a suivi un cours de bureautique sans contenu social ou émotionnel pour comparaison.
Les résultats ont montré que, bien que les compétences sociales et émotionnelles n’aient pas augmenté de manière généralisée, les activités ont eu un effet protecteur sur les élèves les plus anxieux. Dans le groupe témoin, les difficultés émotionnelles et comportementales ont augmenté, tandis que le sentiment d’efficacité personnelle a diminué. En revanche, les élèves participant aux activités ont maintenu une stabilité dans ces dimensions, avec une légère amélioration chez ceux pratiquant la méditation pleine conscience. L’improvisation théâtrale a particulièrement favorisé le développement de l’empathie cognitive et la disposition à collaborer, indépendamment du niveau initial d’anxiété. Ces résultats suggèrent que l’intégration de telles activités dans le cadre scolaire peut offrir un soutien précieux aux adolescents vulnérables, en favorisant des interactions sociales positives et un sentiment de sécurité au sein du groupe.
Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/impro-meditation-et-jeux-soutiennent-les-ados-anxieux
Lien vers la publication : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2773233926000355










