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Etudier les hallucinations chez les patients atteints de la maladie de Parkinson

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Un traitement de substitution à la dopamine est couramment utilisé pour soulager les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson, mais il peut également provoquer des hallucinations chez certains patients. Ces hallucinations constituent des symptômes non moteurs importants pouvant entraîner un isolement social, une démence et un placement en institution.

Une nouvelle étude du group du prof Olaf Blanke (EPFL) vise à comprendre les mécanismes neuronaux expliquant pourquoi seule une partie des patients présente des hallucinations lorsqu’ils suivent ces traitements. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que le traitement pourrait interagir avec une vulnérabilité neuronale intrinsèque présente chez certains patients, entraînant ainsi des hallucinations.

Pour étudier cette hypothèse, l’étude a utilisé un paradigme robotique permettant d’induire et de quantifier les hallucinations en temps réel, associé à une IRM fonctionnelle au repos. Les participants comprenaient des patients atteints de la MP présentant des hallucinations et d’autres n’en présentant pas.

Les résultats ont montré une sensibilité aux hallucinations induites par le robot uniquement chez les patients présentant un phénotype hallucatoire préexistant. Cette augmentation de la sensibilité était associée à une hyperconnectivité au sein des réseaux cortico-striataux et des réseaux cérébraux à grande échelle.

Ces résultats suggèrent que les traitements ne provoquent pas systématiquement d’hallucinations chez tous les patients atteints de la maladie de Parkinson, mais qu’ils interagissent plutôt avec des vulnérabilités neuronales spécifiques. Cela indique que la présence de telles vulnérabilités pourrait prédisposer certains patients aux hallucinations.

Cette étude souligne l’importance d’identifier ces vulnérabilités afin de prédire quels patients pourraient être exposés au risque de développer des hallucinations avant même que celles-ci ne se manifestent cliniquement. Les recherches futures pourraient s’attacher à établir cette signature pharmacologique et comportementale afin d’améliorer la prise en charge des patients et les résultats thérapeutiques.

Lien vers la publication :
https://www.medrxiv.org/content/10.64898/2026.09.01.26361921v1

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