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Analyse géospatiale des traumatismes crâniens à Genève

Face à un défi croissant de santé publique, cartographier localement pour mieux cibler la prévention

Les traumatismes crâniens touchent des personnes de tous âges et peuvent entraîner une invalidité à long terme ainsi que des coûts élevés pour les soins de santé et la société.

Nos recherches conjointes au HUG-NeuroCentre, à l’UNIGE et à l’EPFL montrent que les traumatismes crâniens ne sont pas répartis de manière aléatoire dans la population ou sur le territoire, mais suivent des schémas spatiaux et temporels qui reflètent les environnements locaux, les contextes urbains et les conditions de vie, et peuvent indiquer des différences en termes d’exposition et de vulnérabilité.

Il est essentiel de comprendre où, quand et chez qui les traumatismes surviennent afin de concevoir des stratégies de prévention équitables, éthiques et efficaces et de favoriser le passage d’une prise en charge réactive à une action de santé publique anticipative et fondée sur des données.


Cartographie des données pour une prévention territoriale

Tranformer des données venant des hôpitaux publics jusqu’à des informations territoriales exploitables

  • À partir des données anonymisées recueillies au cours des dix dernières années par les Hôpitaux universitaires de Genève, nous analysons rétrospectivement la variation des schémas de traumatismes crâniens (TBI) selon les quartiers et au fil du temps, afin de produire des indicateurs fiables et comparables qui favorisent une prévention éthique, ciblée et efficace, ainsi qu’une meilleure utilisation des ressources de santé.
  • L’analyse géospatiale nous permet d’identifier les endroits où des environnements plus sûrs et des actions préventives ciblées pourraient avoir le plus d’impact.
  • Nous décrivons des profils généraux de patients afin de mieux comprendre la vulnérabilité à différentes étapes de la vie et dans différents contextes de vie, sans identifier les individus ou les communautés.

Pourquoi ce travail est-il stratégique ?

  • Ce projet fait le lien entre une méthodologie scientifique rigoureuse et la santé publique et l’économie de la santé, créant ainsi des données solides et exploitables pour la prévention et la planification des ressources.
  • Il soutient une prévention éthique et équitable en se concentrant sur les populations et les territoires où les risques sanitaires et les besoins en soins sont les plus élevés.
  • Le projet renforce la collaboration à long terme entre les institutions universitaires (EPFL et UNIGE) et la pratique clinique au HUG-NeuroCentre, consolidant ainsi un écosystème commun pour la recherche et l’innovation en matière de santé.
  • En reliant les données cliniques, l’analyse territoriale et les indicateurs orientés vers la prise de décision, ce travail apporte une contribution tangible à l’écosystème régional des sciences et des politiques de la santé.

Une approche basée sur la population

  • Analyse rétrospective de données anonymisées, collectées de manière systématique par les Hôpitaux universitaires de Genève, afin d’étudier les schémas des traumatismes crâniens (TBI) au niveau de la population.
  • Liaison sécurisée avec des indicateurs agrégés sur la population, la société et le territoire afin de décrire les contextes locaux tout en préservant la vie privée des individus.
  • Cartographie spatiale et temporelle pour comparer les schémas entre les personnes âgées, qui sont confrontées à des risques sanitaires et des besoins de soins plus élevés, et la population en âge de travailler (<65 ans).
  • Résultats destinés à soutenir les acteurs de la santé publique, de l’urbanisme et des soins de santé.
  • Toutes les analyses sont menées dans le respect d’un cadre éthique approuvé et de procédures strictes de protection des données.
Prof. Karl Schaller et Dr Giannina Iannotti, HUG; Dr Stéphane Joost et Dr Philippe Voruz, EPFL.

Ce projet est dirigé par le NeuroCentre des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), coordonné par le Dr Giannina Iannotti et le Prof. Karl Schaller, avec la collaboration scientifique du Dr Stéphane Joost et du Dr Philippe Voruz, du Laboratoire d’épidémiologie moléculaire géospatiale (GeoME) de l’EPFL. Il s’inscrit dans le cadre de l’axe de recherche sur les traumatismes crâniens qui soutient la clinique externe pour la santé mentale et cérébrale des HUG, actuellement hébergée dans les locaux du Pôle IA du Campus Biotech.

Leading institution(s)

Points forts

Risque non uniforme

de traumatisme crânien sur Genève.

Le risque varie

selon la saison et le jour de la semaine.

Les personnes âgées

constituent une priorité en matière de prévention.

La prévention

peut être ciblée, éthique et évolutive.

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