L’intelligence artificielle (IA) s’intègre de plus en plus dans le domaine médical, offrant des capacités d’analyse de données en continu, d’interprétation d’images, et de gestion de tâches administratives. Ces avancées permettent d’améliorer le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies. Par exemple, au Royaume-Uni, un essai clinique de dépistage du cancer du sein utilise des systèmes d’IA pour analyser les mammographies de près de 700 000 patientes. De plus, la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé environ 1450 dispositifs médicaux basés sur l’IA en mars 2026. Ces développements montrent que l’IA est passée de la promesse à la réalité dans le secteur médical.
Deux projets à l’Université de Genève (UNIGE) illustrent le potentiel de l’IA dans la médecine. Le projet Argentic vise à analyser en continu les données physiologiques en cardiologie pour détecter les signes précoces de dégradation de la santé. Un autre projet, AIM-SAFE, se concentre sur la sécurité des traitements médicamenteux en réduisant les alertes inutiles grâce à une meilleure intégration du contexte clinique. Ces initiatives reposent sur l’apprentissage fédéré, où les algorithmes sont entraînés localement avec les données des hôpitaux, garantissant ainsi la confidentialité et la souveraineté des données. L’IA ne remplace pas les médecins, mais les assiste en traitant de grandes quantités de données, leur permettant de se concentrer sur l’interprétation et la relation avec les patients.
Source :
https://www.unige.ch/lejournal/recherche/printemps-2026/ia-medicale/










