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Réparer les lésions de la moelle épinière

Une approche de thérapie génétique pour la réparation de la moëlle épinière

Les lésions de la moelle épinière (LME) perturbent les connexions qui permettent au cerveau de contrôler les mouvements, entraînant souvent une paralysie. Mais toutes les lésions ne sont pas identiques : la récupération varie considérablement et les mécanismes biologiques qui permettent ou empêchent la réparation restent mal compris.

Des avancées récentes montrent que pour rétablir la marche, il faut régénérer les bons neurones et guider leurs axones vers les bons circuits. S’appuyant sur ces découvertes, les chercheurs développent actuellement des stratégies de réparation biologique sur mesure en fonction de la gravité de la lésion et de l’âge, dans le but de mettre au point des thérapies régénératives personnalisées.

Cibler les neurones qui rétablissent la marche

  • À l’aide de la transcriptomique unicellulaire et spécifique à la projection, les scientifiques ont découvert une population clé de neurones excitateurs, identifiés par l’expression du gène marqueur Vsx2, qui favorisent naturellement la récupération après une lésion médullaire incomplète. La régénération de ces neurones et leur reconnexion aux circuits lombaires peuvent restaurer la marche, même après une paralysie complète.

Orienter la régénération vers les bonnes cibles

  • L’apport de signaux de croissance spécifiques sous le site de la lésion agit comme un « compas » moléculaire, attirant les axones en régénération vers leurs régions cibles naturelles dans la moelle épinière. Cette reconnexion ciblée est essentielle, car une repousse non spécifique ne permet pas de restaurer le mouvement.

Adapter la réparation à la gravité et l’âge

  • Des travaux récents montrent que les besoins en matière de réparation varient considérablement en fonction de la gravité de la lésion et de l’âge du patient. Les lésions légères nécessitent moins d’interventions, tandis que les lésions graves requièrent une stratégie combinatoire complète. Le vieillissement perturbe davantage les processus naturels de réparation, ce qui nécessite des approches thérapeutiques adaptées et spécifiques à l’âge.

Pourquoi la paralysie persiste-t-elle après une lésion de la moëlle épinière ?

  • Une lésion de la moëlle épinière détruit les ponts axonaux entre le cerveau et la moëlle épinière, déclenchant une inflammation et la formation de cicatrices. Si certaines fibres sont épargnées dans les lésions incomplètes, elles ne parviennent souvent pas à se reconnecter efficacement, empêchant ainsi la récupération d’une marche coordonnée.

Quels sont les facteurs déterminants pour la guérison ?

  • La gravité de la lésion
  • Le déclin des capacités de réparation lié à l’âge
  • La perturbation des frontières protectrices gliales
  • Une inflammation excessive
  • L’incapacité à reconnecter certains neurones
Prof. Mark Anderson, UNIL; Jocelyne Bloch, CHUV; et Grégoire Courtine, EPFL

Mark Anderson est professeur assistant à l’Université de Lausanne et chef de groupe chez .NeuroRestore, où il occupe la chaire Promobilia en réparation de la moelle épinière. Son équipe étudie comment réparer la moelle épinière lésée afin de restaurer la motricité après une paralysie, en combinant la thérapie génique avec la transcriptomique unicellulaire et spatiale afin de définir les mécanismes permettant une régénération ciblée. Il collabore étroitement avec Grégoire Courtine (EPFL) et Jocelyne Bloch (CHUV) afin de faire progresser les thérapies biologiques de précision pour les lésions de la moelle épinière.

Leading institution(s)

Points forts

250’000

nouvelles lésions de la moelle épinière surviennent chaque année.

40 %

des lésions sont anatomiquement incomplètes, mais entraînent un handicap grave.

La guérison

diminue fortement avec l’âge en raison de l’altération des mécanismes de réparation.

Un lourd fardeau

à vie sur la mobilité, la santé et l’emploi.

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