Actualités

AccueilUn cerveau mal «nettoyé» augmente le risque de psychose

Un cerveau mal «nettoyé» augmente le risque de psychose

Date:

Une équipe de l’Université de Genève (UNIGE) a découvert que des altérations précoces du système glymphatique, responsable du nettoyage des déchets métaboliques du cerveau, pourraient augmenter la vulnérabilité à la psychose. Ce système utilise la circulation du liquide céphalorachidien pour éliminer les déchets et les molécules inflammatoires. Un dysfonctionnement de ce système pourrait favoriser l’inflammation et la toxicité neuronale, contribuant ainsi à l’apparition de symptômes psychotiques. L’étude s’est concentrée sur le syndrome de délétion 22q11.2, une condition génétique associée à un risque accru de développer des symptômes psychotiques, et a révélé que le système glymphatique était altéré dès l’enfance chez les personnes porteuses de cette délétion.

Les chercheurs ont analysé des données d’imagerie cérébrale de personnes atteintes de la délétion 22q11.2, comparées à des individus sains, pour estimer le fonctionnement du système glymphatique. Ils ont observé que l’efficacité de ce système n’augmentait pas normalement chez les personnes ayant développé des symptômes psychotiques. Un déséquilibre entre les neurotransmetteurs glutamate et GABA dans l’hippocampe a également été constaté, suggérant que l’excès d’excitation neuronale pourrait être toxique. Ces résultats indiquent qu’une fragilité du système glymphatique pourrait rendre le cerveau plus vulnérable aux psychoses, ouvrant la voie à des interventions précoces pour prévenir ou retarder l’apparition de ces troubles.

Source :
https://www.unige.ch/medias/2026/un-cerveau-mal-nettoye-augmente-le-risque-de-psychose

adminediteur
adminediteurhttps://campus-neuro.ch
Administrateur éditorial, il coordonne la production et la modération des contenus en lien avec les plateformes de recherche du Campus Biotech Geneva. Son mandat consiste à assurer une communication claire, fidèle et rigoureuse des activités scientifiques, en étroite collaboration avec les équipes de recherche. Il contribue ainsi à renforcer la visibilité institutionnelle et la diffusion des avancées neuroscientifiques auprès de la communauté académique et du grand public.

Sur le même sujet:

IA et sciences des données

L’IA médicale à l’épreuve du réel

L'intelligence artificielle (IA) s'intègre de plus en plus dans le domaine médical, offrant des capacités d'analyse de données en continu, d'interprétation d'images, et de gestion de tâches administratives. Ces avancées permettent d'améliorer le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies. Par exemple, au Royaume-Uni, un essai clinique de...
IA et sciences des donnéesNeuro-ingénierie

Des chercheurs de l’EPFL parviennent à imiter la dyslexie dans le...

Des chercheurs de l'EPFL ont réussi à modéliser la dyslexie à l'aide de modèles d'IA avancés qui intègrent à la fois la vision et le traitement du langage. La dyslexie, un trouble d'apprentissage courant qui affecte la lecture, l'orthographe et l'écriture, touche jusqu'à 20 % de la population mondiale....
IA et sciences des donnéesNeurosciences cliniques et translationnelles

Atelier HumanIA et santé mentale

HumanIA, le processus de délibération citoyenne de la Fondation impactIA en partenariat avec les HUG, organise un atelier citoyen pour explorer l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé mentale. Cet atelier vise à rassembler un panel diversifié de trente participants pour discuter et élaborer un commun...